Le “Grup
ABAIM”
Chaque année,
tradition oblige, l’association ABAIM organise une fête
de fin d’année au cours du mois de décembre.
Pour agrémenter leur fête de fin d’année,
il est coutume d’inviter des artistes. En 1988, dans le cadre
de l’organisation de la fête de fin d’année,
les responsables de l’association demandent aux personnes aveugles,
mal voyantes et voyantes qui ont des notions musicales de se regrouper
afin d’assurer l’animation de la fête. L’expérience
s’avère concluante. Tant et si bien que les membres
qui ont assuré l’animation veulent continuer de se rencontrer
après la fête de fin d’année. L’atelier
de musique prend naissance.
Même si le fait
de se rencontrer constitue déjà un objectif en lui-même,
l’atelier de musique trouve nécessaire d’en définir
d’autres. Travailler à un répertoire original
devient une des priorités. L’on trouve aussi indispensable
l’acquisition d’un minimum d’instruments de musique
et d’équipement. L’atelier se fixe comme objectif
de se produire en public aussi fréquemment que possible dans
le dessein de familiariser ses membres au jeu de scène, à la
sonorisation et au contact avec le grand public. Les responsables
d’ABAIM trouvent là un moyen par excellence de briser
l’isolement des personnes aveugles, de leur procurer une forme
de loisir sain, et surtout de valoriser le potentiel des personnes
aveugles qui s’y connaissent tant soit peu en musique.
Les membres de l’atelier
se produisent en public en de nombreuses occasions. Les premières
prestations ont lieu au Plaza dans le cadre d’une journée
pour les personnes handicapées, qui est organisée par
la mairie de Beau Bassin/Rose-Hill. L’atelier de musique participe
aussi aux veillées culturelles au kiosque de Cité Vallijee
lorsque des travailleurs de l’entreprise “Retreaders” sont
licenciés. Ces nombreuses expériences permettent au
groupe de rencontrer d’autres musiciens et d’autres groupes
musicaux. À l’instar du groupe “Fangurin”,
dont les critiques très constructives sont d’un très
grand encouragement, contribuant ainsi à améliorer
l’atelier de musique.
Une année après
sa naissance, l’atelier de musique a déjà un
répertoire original tant au niveau des textes qu’au
niveau musical. Des textes en créole mauricien traitant de
la réalité de tous les jours. Une musique mettant en
relief chaque instrument utilisé à Maurice dans un
style alliant le folklorique au modernisme. Les musiciens du groupe,
qui sont issus de diverses traditions musicales de l’île,
fusionnent leur sens de créativité qui donne naissance à un
son particulier. Un son où se mélangent tabla, ravanne,
harmonica, maravanne, flûte, triangle, guitare acoustique et électrique.
Quatre années
après sa mise sur pied, l’atelier de musique d’ABAIM
a déjà parcouru un bon bout de chemin. La reconnaissance
du public dépasse toutes les espérances. D’autres
musiciens se joignent au groupe après l’avoir vu évoluer
sur scène.
Avec une vingtaine de
morceaux à son répertoire, l’atelier de musique
songe à produire une cassette. C’est pour lui un autre
défi que de se soumettre à la critique d’un public
plus large. Mais tous les membres du groupe sont sereins. Ne dit-on
pas qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans
gloire ! [top]
“Enn Lot Sezon” – Premier
album du groupe [lyric]
Le 3 novembre 1992,
Alain Muneean, Roger Kalloo, Michel Label, Soodesh Bissoonuauth,
Serge Uppiah, Antoine Asson, Marousia Bouvéry, Vishwen Carpin,
Clifford Dahoo et Claude Dingo offrent au public leur premier bijou: “Enn
lot sezon”. La critique est unanime. Week-end, hebdomadaire
dominical à grand tirage, titre: “Enn lot Sezon: retour à l’authenticité”. “Enn
lot sezon, c’est le retour du séga d’antan, à la
bonne ambiance des compositions authentiques mauriciennes. C’est
encore le plaisir de la sonorité acoustique, de la poésie
retrouvée, de la bonne humeur et de l’approche positive
de la vie. À noter que les chansons, bien que porteuses de
message, ne tombent jamais dans “l’idéologisme”,
la maladie infantile de certains compositeurs des années 70.”
La cassette comprend
huit morceaux, dont deux compositions instrumentales, et est enregistrée
au studio Sonolyn par Norbert Labour. Pour marquer la sortie de l’album,
un concert a lieu au théâtre du Plaza. ‘Labutik
an tol’, chanson-phare de cet album, est sur toutes les lèvres.
Pendant plusieurs semaines, elle sera classée numéro
1 au hit-parade des chansons locales. ‘Labutik an tol’ est
la première chanson locale à figurer dans le top 10
du classement pour le disque de l’année 1992. L’album “Enn
lot sezon” est vraiment, pour reprendre week-end, “une
contribution plus que symbolique à la chanson mauricienne”.
Tous les musiciens du
groupe sont bénévoles. L’argent généré par
le groupe est automatiquement reversé dans les caisses de
l’association. [top]
Atelier de ravanne – “Lekol
Ravann”
“Enn lot sezon” emmène
dans son sillage un engouement pour la ravanne chez beaucoup de personnes.
Cet instrument, qui est à la base même du séga,
a été longtemps occulté. Après une première
expérience en 1988 avec l’association S.O.S Solidarité,
ABAIM la poursuivra, suite à une demande grandissante pour
cet instrument. “Lekol Ravann” d’ABAIM fait résonner
la peau morte, pour le plus grand plaisir des passionnés…
Fort de leur succès,
le groupe est très sollicité pour jouer en public.
En 1993, le groupe dépasse les frontières de l’île
Maurice. Il part en tournée à l’île Rodrigues,
territoire qui fait partie de la république de Maurice. Tournée
magique où le groupe donne plusieurs concerts gratuits, pour
le plus grand bonheur du public. [top]
“Enn zur dan enn
pei” [lyric]
Le succès de
la première cassette et de la chanson ‘Labutik an tol’ en
1992, ne leur monte pas à la tête. Le Grup ABAIM reste
solidaire et uni pour une cause: le bien-être des personnes
aveugles de l’île Maurice. Deux ans plus tard, ABAIM
fait paraître sa deuxième cassette: “Enn zur dan
enn pei”.
“Enn zur dan enn
pei” est lancé durant la Journée mondiale de
la langue Créole. Chez ABAIM, le militantisme est une vocation.
Depuis sa création, le groupe milite en faveur de plusieurs
causes, visant un monde meilleur pour tous. ABAIM a toujours été un
ardent défenseur de la langue Créole, langue la plus
parlée dans l’île, mais que les autorités
refusent toujours de reconnaître officiellement.
Suresh Ramdin (triangle),
Preddy Rengen (guitare), George Rose (guitare), Charles Godin (bongo),
Jacques Finon (tabla-voix) et Vivian Hiran (issu de l’atelier
de ravanne d’ABAIM) rejoignent Vishwen Carpin (ravanne), Marousia
Bouvéry (flûte-voix- ravanne), Claude Dingo (maravanne),
Alain Muneean (guitare-voix-harmonica) et Clifford Dahoo (guitare)
pour une nouvelle aventure.
L’album “Enn
zur dan enn pei”, enregistré chez INI studio, est bien
accueilli par la critique. L’express, quotidien d’information
titre: “ABAIM: un plaisir rare”. “Tous les ingrédients
qui ont fait le succès de la première cassette sont
toujours là mais les huit titres que contient cette cassette
sont tous originaux”. Week-end Scope, magazine des loisirs, écrit,
dans le cadre de son classement des meilleurs et des pires albums
de l’année 94: “Enn zur dan enn pei (ABAIM): La
preuve est ici donnée qu’on peut faire de la bonne musique,
avec des instruments traditionnels, tels que la ravanne et la flûte.
Faut-il aussi parler de la beauté du créole utilisé ?”
Le public raffole d’“Enn
zur dan enn pei”. ‘Kanar’ conquit très vite
le cœur de plus d’un, pour ne pas dire de tous. Toujours
aussi poétique dans ses textes, ABAIM continue à raconter
le quotidien mauricien: fermeture d’usine dans ‘Kadna’; ‘Kanar’,
fameux briseur de ménage, et tant d’autres.
L’année
1994 est aussi marquée par la libération de Nelson
Mandela en Afrique du Sud. ABAIM participe à un concert pour
célébrer cette victoire qui couronne ainsi une lutte à laquelle
elle avait toujours apporté son soutien. [top]
Arts and Music Foundation
En 1996, dans un souci
de propager la musique, le groupe ABAIM, conjointement avec Terre
de paix et le Loïs Lagesse Trust Fund, met en place une fondation
Art et Musique. Des cours de guitare, ravanne, flûte et piano
sont au programme. Une initiative qui ne durera malheureusement que
le temps d’une saison. Cependant, ABAIM continue toujours à donner
des cours de ravanne. [top]
Tournée aux Seychelles
1996 est une année
bien riche car le groupe ABAIM franchit les frontières de
la république de Maurice pour atterrir aux Seychelles. Cette
tournée est organisée dans le cadre du “Seychelles
National day for the disabled”. Outre les concerts, le groupe
fait plusieurs rencontres très enrichissantes. [top]
“Lerla”[lyric]
De retour dans les locaux
de INI, sous les manettes d’Yves Elahee, ABAIM entame l’enregistrement
de son troisième album. Hormis George Rose, tous les autres
musiciens répondent présent. Le groupe a entre-temps
accueilli Gilbert Bastien (guitariste), Giovanni Muneean, Danielle
Bastien et Ahmad Tallybally (ravannier provenant de l’atelier
de ravanne d’ABAIM).
“Lerla” séduit
plus d’un. Les titres fusent dans la presse. Le journal (en
créole) Dorad écrit que “Nuvo kaset ABAIM enn
plezir pu ekute… Lerla li enn K7 ki fale pa rate” (“La
nouvelle cassette d’ABAIM offre un réel plaisir à l’écoute… Lerla
est une cassette à ne pas rater”). Quant au journal
Le Mauricien, quotidien à grand tirage, il titre: “Lerla:
la confirmation”.
Cet album, dédié à Coll
Venkatasamy, journaliste décédé durant l’année
1996, comporte 8 titres, les uns plus beaux que les autres. Pour
enrichir les percussions qui faisaient vibrer plus d’un, ABAIM
a ajouté une dose de banjo mandoline à sa musique.
Plus riche et dense, l’expérience des deux premiers
albums aidant, “Lerla” se présente comme un travail
collectif abouti. Rajni Lallah, l’une des meilleurs pianistes
de l’île, dit être hantée par une des mélodies
de “Lerla”.
L’album est bien
accueilli par le public. Les gens apprécient surtout ‘Vyun
Vyun’, un morceau chanté dans la tradition des griots,
avec en plus le support musical. [top]
Et de quatre!... “Enn
syek de syek” [lyric]
Le groupe ABAIM se produit à travers
toute l’île, sans toutefois de nouvel album à l’horizon.
Après trois ans, le groupe reprend le chemin du studio. À l’exception
de Vishwen Carpin et Vivian Hiram, tous les autres musiciens sont
partants pour cette nouvelle aventure. Un nouveau membre, Steeve
Poisson (guitare) rejoint l’effectif. Le nouvel album s’intitule “Enn
syek de syek”, histoire de conclure le 20e siècle en
beauté.
Enregistré au
studio Scorpio, l’album comporte huit titres, à savoir ‘Kawal
ABAIM’, ‘An Ran Zanfan’, ‘Anyes’, ‘Zak
tor’, ‘Lotorite’, ‘Rezistans’, ‘400
kanom pu kolon’ et la chanson éponyme. La richesse de
cet album se situe dans l’utilisation des instruments traditionnels
et la justesse et la beauté des textes poétiques.
Laissons la parole à Week-end: “Enn
syek de syek effectue une autopsie peu reluisante de cette fin de
siècle sans jamais se départir de cette poésie
qui devait le démarquer, dès son premier album. Le
pouvoir, la corruption, la prostitution, le système éducatif:
les maux de société y passent sans qu’il y ait
besoin de les nommer en tant que tels. C’est cela aussi la
force des textes d’ABAIM, qui offrent plusieurs degrés
de lecture… Mais les textes n’auraient sans doute pas été aussi
porteurs sans cet habillage musical extrêmement riche.”
Nouveau siècle:
ABAIM marque son retour sur les planches du Plaza. Le concert, intitulé “Enn
syek de syek”, réunit plusieurs groupes et artistes
locaux pour une durée de deux heures. Il attire un public
assez nombreux et enthousiaste. “Une tranche de musique locale
rare… ABAIM confirme une fois encore tout le bien que le public
mélomane pensait déjà d’elle”, peut-on
lire dans un article de presse.
L’année
2000 est très riche pour les membres du groupe. Ils font à nouveau
leurs bagages pour les Seychelles où ils donnent plusieurs
représentations dans le cadre du “National day for the
disabled”.
2001 ne sera pas de
tout repos pour les membres de l’association ABAIM. Elle fait
vibrer une nouvelle fois le théâtre du Plaza durant
plus de deux heures avec un concert intitulé “Dan bor
losean avek Sesel”. Les enfants des Seychelles et ceux de “Saturday
Care” – un projet initié par ABAIM pour aider
les enfants de la région de Barkly à s’épanouir à travers
plusieurs activités comme le théâtre, la peinture,
le chant, et le jeu – se rencontrent. Le concert est mémorable.
Tout le monde est sous le charme. Un des moments forts sera la participation
des enfants dans une re-création de chansonnettes du patrimoine
mauricien. [top]
“16 ti morso nu
lanfans”, phénomène musical [lyric]
ABAIM marque à tout
jamais le paysage culturel de l’île Maurice avec son
cinquième album. “16 ti morso nu lanfans” est
un succès total. La critique est unanime: c’est du grand
art. “16 ti morso nu lanfans”, 16 petites comptines issues
du folklore mauricien, enchantent tout le monde, transcendant toutes
les barrières imaginables.
Janick Pierre-Louis,
Steeve Poisson, Marousia Bouvéry, Alain Muneean, Jacques Finon,
Suresh Ramdin, Olivier l’Eveiller, Roody Muneean, Charles Gobin,
Clifford Dahoo et 50 enfants du projet “Saturday Care” s’embarquent
pour une grande aventure dans le studio Scorpio, sous la houlette
de Ronan Cerclay.
“16 ti morso nu
lanfans” est aussi un devoir de mémoire pour empêcher
que ses morceaux qui ont font partie de notre enfance et de notre
patrimoine ne sombrent dans l’oubli. Week-end Scope estime
que “ABAIM réinvente le patrimoine”. Quant à Week-end,
il titre: “ABAIM crée l’événement
musical”.
Côté graphisme
et design, l’agence toolbox fait un travail remarquable. L’emballage
est digne du contenu de l’album phénomène.
L’île Maurice
se réveille et se couche au son de ‘Ti-marmit’.
Le stock de cassettes et de CD est vite épuisé. Les
ventes s’affolent. La galette d’ABAIM s’achète
comme des petits pains. Le groupe est très sollicité.
ABAIM enchaîne les concerts dans toute l’île Maurice.
Partout, le public répond présent. Le phénomène ‘Ti-marmit’ est
si important que même les boîtes de nuit commencent à jouer
ce titre.
La fraîcheur des
voix d’enfants et le dynamisme musical conquièrent tout
le monde.
Le Grup ABAIM et les ‘Ti-marmit’ donnent
un grand concert au profit de Terre de paix, association qui milite
pour les droits des enfants. ABAIM est l’invité de M.
Jean-Marc Volcy, lauréat d’un KORA Award (récompense
musicale africaine) pour les trois concerts que donne ce dernier
dans l’île. ABAIM embrase le public à chaque sortie.
“16 ti morso nu
lanfans” est l’album le plus vendu à Maurice durant
l’année 2002.
À noter que tous
les musiciens jouent toujours bénévolement au sein
du groupe. L’argent récolté est directement reversé dans
les caisses de l’association et sert à financer plusieurs
projets.
ABAIM devient un véritable
phénomène de société. Le grand travail
effectué pour revaloriser le patrimoine est chaudement salué par
les plus hautes instances du pays et du monde musical mauricien.
ABAIM reçoit le “National Unity Award” pour l’année
2002. Cette récompense qui émane du bureau du Premier
ministre salue le grand travail accompli par le groupe et surtout
de l’album “16 ti morso nu lanfans” pour consolider
l’unité nationale – malheureusement si fragile – de
notre île. Le Grup ABAIM sera le seul groupe contemporain à remporter
un trophée au 1er MASA Music Awards (MASA: société des
droits d’auteur pour les artistes mauriciens) au cours d’une
cérémonie qui est dédiée aux anciens
de la musique.
“16 ti morso nu
lanfans”, le grand succès des tous petits, restera à jamais
gravé dans les livres d’histoire et surtout dans le
cœur de tout un chacun.
Après cette pluie
de reconnaissances, le groupe ABAIM continue à être
vivement sollicité. Il participe au grand concert organisé dans
le cadre des célébrations pour fêter l’indépendance
de l’île. En 2003, le groupe fait vibrer les cœurs
de tous les peuples de l’océan Indien durant les Jeux
des îles de l’Océan Indien.
Malgré les concerts,
l’atelier de musique continue son travail de création
et de re-création. Un autre album est déjà sur
les rails. [top]
“Tizan ar so 8
frer” [lyric]
Toujours dans le dessein
de revaloriser le patrimoine, ABAIM sort “Tizan ar so 8 frer”.
Un double album qui regroupe à la fois des morceaux de musique
et des contes. ABAIM fait renaître Tizan, l’illustre
héros des contes mauriciens.
L’album est de
nouveau enregistré au studio Scorpio par Ronan Cerclay. Cette
fois, une centaine d’enfants se retrouvent en studio pour le
sixième album du groupe. Eric Eléonore, Ahmad Tallybally
et Emanuel Valérant viennent renforcer la section ravanne
du groupe.
Le double album comporte
10 titres et 4 histoires. L’express écrit: “Les
voix sont fraîches. Elles se détachent avec une clarté rayonnante.
Côté texte, c’est absolument irrésistible.
Le talent de compositeur du groupe n’a pas fini de faire des
merveilles.”
À noter que pour
ce nouvel album, Michel Ducasse, poète mauricien, offre à titre
gracieux au groupe l’un de ses textes, ‘Kreyon lardwaz’.
Ce double album est
aussi remarquable au niveau de l’emballage. De nouveau, l’équipe
de toolbox a relevé le défi avec le concours du bédéiste
Laval Ng. “Tizan ar so 8 frer” est un album à explorer
au niveau musical, textuel et graphique.
“Tizan ar so 8
frer” est lancé lors d’un spectacle son et lumière
organisé par ABAIM avec la collaboration d’Impact Production.
Une soirée exceptionnelle clôturée par un feu
d’artifice grandiose et mémorable.
2004 commence très
bien pour le Grup ABAIM, avec une récompense offerte par la “Foire
aux artistes” pour le travail remarquable effectué dans
le domaine musical.
Les musiciens, parents
et enfants, présentent un mini-spectacle dans le cadre de
la Fête du Travail pour conscientiser tout un chacun sur ce
thème. C’est un succès total.
Fin juillet, début août
2004, le groupe partira en tournée à l’île
Rodrigues où 4 concerts gratuits seront organisés.
12 musiciens, 35 enfants et 7 encadreurs seront de la partie.
Voilà une partie de l’univers d’ABAIM ! Bien plus qu’un
simple groupe musical, ABAIM est une école de vie. Ce groupe continuera à écrire
et interpréter d’autres pages d’histoire et du patrimoine
mauricien pour le bonheur de tous. [top]
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